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dimanche 5 février 2012

Les chiffres en Nghlwa

Ceci est est un exercice effectué en 2008 lors des premières rencontres de constitution du Comité d’étude du Nghlwa avec Rémy Bolle Richard qui a travaillé sur le Nghlwa à l’Institut de Linguistique Appliquée de l’Université de Cocody. La manière de compter matérialisée à travers les chiffres révèle que le système numérique ghwa est un système décimal. Nous avons marqué la différence d’appellation des différents chiffres par les premières lettres du « dialecte » (do) pour Domolon et (da) pour Dabré, les deux variantes de la langue des ghwa.

  • 1  : lobo (do) Lόgbό (da)
  • 2 : όnόƆn
  • 3 : nεnjé/ (do) nόnjé (da)
  • 4 : nέni (do) /nόni (da)
  • 5 : nεnan (do) /nόnàn (da)
  • 6 : όkwà
  • 7 : όbhisén
  • 8 : όgbi
  • 9 : όtruu
  • 10 : όwa
  • 11 : όwa odhi Lobho/(do) / όwa odhi lόgbό (da)
  • 12 : όwa odhi όn όƆ n
  • 13 όwa odhi nεnjé (do) / nόnjé (da)
  • 14 : όwa odhi nέni (do) / nόni(da)
  • 15 : όwa odhi nεnan (do) / nόnàn (da)
  • 16 :  16 όwa odhi kwà
  • 17 : όwa odhi όbhisén
  • 18 : όwa odhi όgbi
  • 19 : όwa odhi όtruu όwa
  • 20 : όpεn
  • 30 : open odhi owa
  • 40 : onmƆ Ɔn (da) / όnpibhƆ (do)
  • 50 : agbhlόn (do) / agbinnyόn (da)
  • 60 : onmƆ Nεnjé (da) / owawakwa (do)
  • 70 : όwa wa bhisen (do) / onmƆ Nεnjé odhi wa (da)
  • 80 : onmƆ nέni/nόni (da) / όwa wa gbhi (do)
  • 90 : onmƆ nόni (da) odhi wa (da) / (όwa wa truu (do) 
  • 100 : yàà (do) / onmƆ Nόnàn (da)
  • 200 : yàà nόƆn 
  • 1000 : agbhen lobho (do) / lόgbό (da)
  • 2000 : agbhen όnόƆn

dimanche 10 octobre 2010

Saintes paroles en Nghlwa



La parabole de l'enfant prodigue. 
Peinture contemporaine de Soeur Sainte-Anne, Afrique.

Le site Global Recordings Network s'est donné pour mission la traduction de la Bible dans toutes les langues du Monde. Vous trouverez donc sur cette tour de Babel numérique, un nombre impressionnant de podcasts de passages bibliques en libre téléchargement. Nous nous sommes naturellement intéressés aux extraits en N'glwa que nous vous proposons de découvrir ci-dessous.

La parabole de l'enfant "prodigue" [Luc 15]

«Un homme avait deux fils. 12 Le plus jeune dit à son père: "Père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir". Et le père leur partagea son avoir. 13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un pays lointain et il y dilapida son bien dans une vie de désordre. 14 Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans l'indigence. 15 Il alla se mettre au service d'un des citoyens de ce pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. 16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait. 17 Rentrant alors en lui-même, il se dit: "Combien d'ouvriers de mon père ont du pain de reste, tandis que moi, ici, je meurs de faim"! 18 Je vais aller vers mon père et je lui dirai: "Père, j'ai péché envers le ciel et contre toi. 19 Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Traite-moi comme un de tes ouvriers". 20 Il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut et fut pris de pitié: il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. 21 Le fils lui dit: "Père, j'ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils" 22 Mais le père dit à ses serviteurs: "Vite, apportez la plus belle robe, et habillez-le; mettez-lui un anneau au doigt, des sandales aux pieds. 23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, 24 car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé". Et ils se mirent à festoyer.


L'homme riche & Lazare [Luc 16]



D'autres extraits de la Bible en n'glwa, attié, ébrié et abouré sur le site Global Recordings Network.

lundi 16 août 2010

Foi chrétienne & culture animiste chez les ghwa

Un membre de la communauté le village gwha sur facebook a publié une série de vidéos sur la récente inauguration de l'Hôpital (ou centre de santé?) San Bernardino d'Oghwlapo/Domolon. Nous vous proposons d'en découvrir deux qui nous semblent très instructives sur les rapports sans complexe que les gwhas entretiennent avec leur foi chrétienne et leur culture animiste.



Inaguration de l'Hôpital San Bernardino d'Oghwlapo (1)

"... Que tous nos projets se réalisent. Par le passé nos ancêtres ont souvent été belliqueux, mais cela ne leur a pas été bénéfique. Aujourd'hui Dieu veille sur nous pour que nos desseins aboutissent et que nous vivions dans l'entente..."
Traduction de l'extrait du discours en N'glwa du Cardinal Bernard Agré



Inauguration de l'Hôpital San Bernardino d'Oghwlapo (2)
"Seigneur voici la boisson, La Terre (ndlr : les Ancêtres) voici la boisson..."
Traduction des mots du chef traditionnel d'Oghwlapo procédant à une libation en l'honneur des ancêtres.

De par sa position géographique, le peuple gwha a été un des premiers peuples de Côte d'Ivoire à rentrer en contact avec les colons et les missionnaires européens...d'où sa forte christianisation. Pour preuve, cette ethnie minoritaire a donné à la Côte d'Ivoire son deuxième Cardinal que l'on aperçoit dans la première vidéo. Pour autant, les gwha n'ont nullement renoncé à leurs pratiques animistes; l'exemple de la célébration du Fakwé l'atteste et cette libation faite naturellement au cours de l'inauguration de l'Hôpital San Bernardino d'Ogwhlapo l'illustre (vidéo 2).

Pour information, le nom du village d'Oghwlapo signifie littéralement la maison des gwha. OGHLWAPO désigne aussi bien Domolon que Dabrè les deux premiers villages capitales. Enfin, ces vidéos sont disponibles dans notre section TV

mercredi 16 juin 2010

Statuts de l'ASEN

PREAMBULE

Vu

TITRE 1 A 5

TITRE PREMIER :

CONSTITUTION. DENOMINATION. SIEGE. DUREE. OBJET.

ARTICLE 1 : Constitution.
Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts, une association conformément à la loi n° 60-315 du 21 septembre 1960 relative aux associations.

ARTICLE 2 Dénomination
L’organisation non gouvernementale est dénommée : Association pour l’Etude du N’GHLWA en abrégé ASEN

ARTICLE 3 : Durée
La durée de vie de l'association est indéterminée.

ARTICLE 4 : Siège social
Le siège social de l’ONG est fixé à OGHLWAPO Il peut être transféré, selon les modalités définies par les présent statut et règlement intérieur, en tout autre lieu du territoire national.

ARTICLE 5 : Objet
L’association a pour objet :
- La traduction de la Bible en langue Nghlwa
- L’Ecriture de cette langue en vue de la production de syllabaires, publications diverses
- L’Alphabétisation du peuple

En savoir plus :

mardi 10 novembre 2009

"Grand père sé di qué" de katy Loba



"Grand père se dit qué" est sans conteste le titre de Katy Loba qui a connu le plus grand succès public. Cette chanson a bercé les ivoiriens dans les années 80 et fait partie du riche patrimoine musical ivoirien. Nous vous proposons de (re)découvrir ce titre qui est aussi disponible sur notre chaine YouTube.


dimanche 8 novembre 2009

Personnalité Ghwa : Katy Loba


Katy Loba, artiste ivoirienne, née en 1954 à Bingerville. Après des études secondaires au collège Voltaire puis de secrétariat en France, elle se consacre à la chanson n 1980 et elle est l'interprète d'un premier disque 45 tours intitulé "Yékin Timou" (c'est Dieu qui m'a façonné) suivi d'un trente trois tours intitulé "grand père sé dit qué" qui connurent tous deux un grand succès.

Yékin Timon de Katy loba en écoute ci-dessous :

jeudi 29 octobre 2009

EXHORTATION SUR LA LANGUE NGHWLA

Par M. Djédji Patrice

Peuple GHWA, les chercheurs en général et les linguistes en particulier, après étude, se sont redus compte que parmi les 60 ethnies en Côte d’Ivoire, certaines langues tendent à disparaître, de même que des peuples sur la carte du pays. La tienne, qui est le Nghwla est aussi sur cette liste. Le Peuple GHWA et sa langue Nghwla sont méconnus de la population ivoirienne. Qu’en dis-tu ?

En effet, il a été constaté que malgré notre petit nombre, nous les Ghwân, nous négligeons notre propre langue, nous avons honte de la parler dans un milieu quelconque, même si nous nous retrouvons entre nous. Nous privilégions la langue exportée qui est le français, si même il est un outil de travail et de formation dans l’administration depuis le temps colonial. A la maison, alors que Monsieur et Madame sont tous deux Ghwân ou M’Batto, ils préfèrent converser en français et ne parlent que le français à leurs enfants qui l’apprennent déjà à l’école, au mépris du Nghwla natal. Pourquoi cela ? Pauvres enfants déracinés, votre langue résonne mal dans vos oreilles et par la faute de vos parents qui vous habituent mal.

Oui, quand on rencontre un enfant de père et de mère M’Batto, et qu’on s’adresse à lui dans sa langue maternelle, il te dit : « Je ne comprends pas ce que tu dis ; ou : c’est quelle langue ça ? » Il va se mettre à se moquer de toi car le Nghwla lui est vraiment étranger. J’ai eu la malchance de demander à un enfant d’un certain âge, connaissant ses origines : «Ghwabhi dhi hε (es-tu M’Batto) ?» La réponse reçue est triste :(qu’est ce que c’est, Tonton ?) Il ne se sent pas M’Batto ; où se classe t-il alors ? Il est déraciné et c’est dommage. Acceptons-nous de ne plus exister ? Le Baoulé ne peut pas disparaître car il est beaucoup parlé et écouté partout, même toi tu t’exprimes très bien en Baoulé avec toutes les tournures possibles. L’Attié, l’Ebrié, le Dioula, etc ne peuvent jamais disparaître, car tu t’y retrouves aisément. Pourtant, tous ceux là n’ont aucune oreille pour ton Nghwla. Qui donc doit et va la soutenir ? Tu trouves et fais croire que ta langue est trop dure, et tu lui tournes le dos. Ce n’est pas normal. En agissant ainsi, tu ne te rends pas compte que tu participes à sa chute et à sa disparition ? C’est déplorable et honteux face à cette situation car, demain, l’on pourra te dire avec ironie que tu es un déraciné mon frère, ma sœur. Cela te choquera. C’est pour quoi, c’est très important pour toi de soutenir solidement et sauvegarder ta langue maternelle.

Ainsi donc, heureusement, un petit groupe, soucieux de ce naufrage, voir de cette disparité tragique, a pris une partie de son temps pour réfléchir, penser, chercher comment faire pour ressusciter la chose commune à tout le peuple GHWA. Dans sa recherche et sa réflexion, il a trouvé bon de faire une alphabétisation en Nghwla. Ainsi tous ceux qui, intéressés à la chose qui parait utopique aujourd’hui, peuvent venir apprendre à se familiariser à nouveau à notre langue maternelle en souffrance. A ce prix, ils t’interpellent à la disparition du Nghwla. Ce petit groupe qui a besoin de ton concours, se dénomme le CEN (le Comité d’Etude du Nghwla). Dans cette étude, il s’est attaché les services de l’ILA (Institut Linguistique Appliquée) et de la SIL (Société Internationale Linguistique). Je t’apprends que le CEN a eu déjà un séminaire à la SIL pour apprendre et ressortir l’alphabet que nous devons présenter à l’ILA pour approbation. Deux linguistes (une norvégienne et une américaine nous suivent dans nos travaux. Maîtriser l’orthographe et l’alphabet à l’écrit comme à l’oral est notre objectif. Tu as sûrement reçu une note t’invitant à aider le CEN à mener à bien les travaux pour atteindre son objectif. C’est le moment de t’exécuter pour encourager ce projet. Si tu ne l’as pas reçu voici la teneur de la note. S’il te plaît agis après lecture.

DJEDJI PATRICE

vendredi 24 juillet 2009

Lettre d'information du Comité D’étude du Nghlwa (CEN) N°2

A l’attention des cadres Ghwa

Messieurs, Mesdames

Le Comité d’étude du N’ghwa par ma voix vous salue.

Depuis des années, l’’Institut de Linguistique Appliquée d’Abidjan (ILA) travaille à codifier les langues ivoiriennes afin de les fixer et un certain nombre d’entre elles à ce jour sont écrites. En ce qui concerne le N’Ghlwa, la Société Internationale de Linguistique, (SIL) l’ILA, le cardinal AGRÉ, les prêtres Ghwa, et, le Pasteur AGRÉ ont formé le projet de travailler sur la question à des fins d’alphabétisation, de traduction de la Bible, et de productions littéraires, scientifiques techniques etc.

L’enjeu est de taille, d’autant plus que l’étude du N’glwa accuse un grand retard et qu’elle se trouve sur la liste des langues en voie de disparition selon les spécialistes.

Depuis plus d’une année maintenant, un groupe restreint a multiplié des réunions avec les membres de la SIL et de L’ILA. Et un comité de pilotage du projet vient de voir le jour. Ce comité vient vous en informer et vous prie d’appuyer le projet, en y participant massivement. Des informations sur l’organisation du travail vous seront fournies par des voix autorisées en temps opportun.

Afin de nous aider à assurer une diffusion maximale de ce courrier nous prions toute personne qui le recevrait d’en faire au moins cinq copies pour cinq personnes de son entourage.

Espérant pouvoir compter sur votre précieuse collaboration, le CEN vous remercie d’avance pour votre aide et vous envoie l’expression de sa très haute considération.

Pour le CEN

jeudi 23 juillet 2009

Lettre d'information du Comité D’étude du N’glwa (CEN) N°1

COURRIER POUR : Les Prêtres, les Pasteurs et prédicateurs pour leurs fidèles


Chers parents, frères et sœurs

Le COMITE DE LA LANGUE N’GLWA par ma voix vous salue.

Voilà de nombreuses années que des européens et américains s’intéressent à notre langue pour l’étudier et la fixer par écrit. Ainsi, elle ne se perdra jamais et mieux nous pourrions l’écrire, la lire et réaliser des œuvres de toutes sortes ; contes, histoire, chants, manuels de sciences, d’agriculture etc.

Vous avez peut-être entendu parler de mr HALE qui a travaillé avec ADICO Olloé de Domolon et bien d’autres pendant de longues années sur le N’glwa
Ces personnes nous ont approchés afin que tout le peuple Ghwa se lève pour ensemble travailler à ce grand projet. Depuis plus d’une année, nous avons démarré, et enfin nous avons constitué le groupe qui doit diriger ce travail. C’est un travail qui va mettre des années et des années pour prendre corps. Nous devons être très nombreux à y participer afin de continuer et améliorer ce que les pionniers ont fait. Nous venons donc vous informer de la reprise des travaux, et vous sollicitons tous pour aider à sa réalisation.

Des personnes viendront donc vers vous vous expliquer en détail ce qu’il faut faire concrètement. Faites leur bon accueil et surtout impliquez vous. Dans les langues comme l’agni, le baoulé, le sénoufo, l’attié, l’abidji etc…on écrit et la bible y ont été traduites, le M’batto accuse donc un grand retard. Il nous faut rattraper ce retard.

Donc les responsables des comités de base passeront vous voir. Il faudrait que vous intégriez les différents groupes pour en constituer les membres vous organiser et travailler avec eux.

Dans l’espoir que vous comprendrez l’importance de la question et ferez en sorte que tout se passe bien, recevez chrs parents, frères et sœurs nos sincères remerciements et nos encouragements

Pour le bureau